Le Centre canadien de protection de l’enfance a dévoilé une nouvelle étude sur l’efficacité de la loi manitobaine qui oblige à signaler la pornographie juvénile (sous la section 18 de la Loi sur les services à l’enfant et à la famille). Cette loi adoptée en avril 2009 oblige tous les individus au Manitoba à signaler à Cyberaide.ca tout contenu jugé être de la pornographie juvénile. L’étude, intitulée L’obligation de signalement de la pornographie juvénile au Manitoba : Rapport annuel 2010-2011 mesure l’efficacité de la loi dans la deuxième année suivant son entrée en vigueur.
Programme du Centre canadien de protection de l’enfance, Cyberaide.ca tient lieu de centrale canadienne de signalement des cas d’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet. L’étude L’obligation de signalement de la pornographie juvénile au Manitoba : Rapport annuel 2010-2011 présente une analyse des signalements faits par les individus et individuelles du Manitoba dans la catégorie pornographie juvénile entre le 1er avril 2010 et le 31 mars 2011, et compare les résultats avec ceux des années précédentes. Les résultats de cette deuxième année révèlent que la loi est toujours un moyen efficace d’identifier les victimes d’abus pédosexuels ainsi que les suspects dans les affaires d’abus pédosexuels :
- Résultats cumulatifs : Au courant de cette deuxième année depuis l’entrée en vigueur de la loi, nous avons observé une hausse de 10% des signalements de pornographie juvénile à partir du Manitoba comparativement à 2009-2010.
- Hausse de signalements : Dans les deux dernières années qui ont suivi l’entrée en vigueur de l’obligation de signalement au Manitoba, le nombre d’incidents classés pornographie juvénile par nos analystes a bondi de 57% comparativement au nombre de signalements transmis dans les deux années qui ont précédé l’adoption de la loi.
- Suivi après les signalements : Depuis l’adoption de la loi, 35 signalements contenant des renseignements d’un enfant victime ou d’un suspect sur le territoire du Manitoba ont été renvoyés en vertu de la loi aux services de protection de l’enfance. Pour trois de ces cas, la protection de l’enfance a confirmé qu’il s’agissait d’un cas d’abus. De plus, un suspect à été arrêté par le Service de police de Winnipeg.

