DERNIÈRE ALERTE

Les « cappers » : qui sont-ils et pourquoi les parents doivent-ils être aux aguets?

La pandémie de COVID-19 amène les enfants à passer plus de temps sur Internet pendant que des cyberprédateurs échangent les « bonnes pratiques » pour les cibler et les exploiter.

« Ils veulent que les parents surveillent encore plus attentivement les activités en ligne de leurs enfants (on sait que la plupart ne le feront pas). Ils veulent que les parents disent à leurs enfants de ne pas apporter de téléphone, d’ordinateur portable ou de tablette dans leur chambre ou à la salle de bains (nous, on veut qu’ils le fassent). » [traduction]
Commentaire recueilli sur le dark web

Ce que tout parent doit savoir

  • Les cappers sont des personnes qui capturent des images d’enfants qu’ils ont amenés par la ruse à se livrer à des actes sexuels en direct. Certains cappers se servent ensuite des photos ou des vidéos obtenues pour extorquer d’autres images intimes ou de l’argent aux enfants.
  • Il y a aussi des cappers qui passent d’une cible à l’autre sans jamais informer leurs victimes qu’ils les ont enregistrées pendant qu’elles se livraient à des actes sexuels. Leur but est d’accroître leur notoriété en échangeant les images obtenues avec d’autres abuseurs sur Internet. Leurs jeunes victimes ne sauront peut-être jamais que des images à caractère sexuel d’elles circulent sur Internet ou s’échangent entre cappers.
  • Les cappers s’échangent des trucs et astuces pour parvenir à leurs fins – où trouver le « manuel du capper », comment utiliser des vidéos préenregistrées pour faire croire à des enfants qu’ils communiquent avec une personne de leur âge, quelles plateformes marchent le mieux pour piéger des enfants et des adolescents, etc.

Comment ça fonctionne?

  • Les cappers abordent souvent les jeunes sur des plateformes populaires comme InstagramMD, SnapchatMD, OmegleMC, ChatrouletteMC ou SkypeMD et les invitent ensuite à poursuivre la conversation sur une autre plateforme de conversation vidéo.
  • Dès lors, un garçon pourrait par exemple se faire passer une vidéo préenregistrée d’une adolescente qui se dévêtit et qui l’invite à faire de même.
  • S’il se laisse prendre à se dévêtir à son tour ou à se livrer à un acte sexuel, le jeune commencera souvent presque aussitôt à recevoir des menaces et sera informé qu’il a été enregistré sur vidéo.
  • Les signalements transmis à Cyberaide.ca révèlent que les cappers vont souvent transmettre au jeune une capture d’écran de sa liste d’amis et de l’enregistrement vidéo qu’ils ont fait en lui disant qu’ils l’enverront à ses amis et à sa famille s’il ne leur obéit pas.

Conseils aux parents

Les filtres de contenu et les contrôles parentaux ne suffisent pas; l’encadrement et quelques autres précautions sont plus que jamais indispensables :

  • Parlez à votre enfant des risques auxquels on s’expose quand on se dévêtit devant une webcam. Car on peut très bien se faire enregistrer, et les images peuvent être transmises à d’autres personnes.
  • Sensibilisez votre enfant aux indices à surveiller, comme le débordement d’attention (insistance de l’interlocuteur à rester en contact étroit) et les conversations qui prennent rapidement une tournure sexuelle. Encouragez votre enfant à venir vous voir s’il se retrouve dans pareille situation.
  • Discutez souvent avec votre enfant des applis, sites et plateformes qu’il utilise, notamment s’il peut s’en servir pour diffuser de la vidéo. Pour des pistes de conversation, lisez notre article intitulé Se protéger tous ensemble.
  • Établissez ensemble des règles entourant les textos, les médias sociaux, la vidéo en direct et les jeux (avec qui? sur quelles applis? etc.). Il est bon de se rappeler que toute plateforme utilisée par des enfants doit être adaptée à des enfants. Une telle plateforme doit comporter des mécanismes de vérification d’âge, de modération et de sécurité; la présence concomitante d’enfants et d’adultes sur une même plateforme doit être rigoureusement encadrée.
  • Rappelez à votre enfant que sa sécurité vous importe plus que tout et qu’il peut vous parler sans crainte de toute situation ou de toute personne qui le met mal à l’aise sur Internet.
  • Si vous voyez, lisez ou entendez quoi que ce soit de sexuel envers votre enfant venant d’un internaute adulte, faites un signalement à Cyberaide.ca.

Pour d’autres conseils et ressources de sécurité en ligne, cliquez protegeonsnosenfants.ca/covid. Pour en savoir plus sur les tactiques des prédateurs d’enfants et les indices à surveiller, cliquez cyberaide.ca/sextorsion.

Un mot sur les Alertes Cyberaide.ca

Les alertes Cyberaide.ca envoient des mises en garde sur l’utilisation de la technologie et annoncent la sortie de nouvelles ressources visant à renforcer la sécurité personnelle des enfants. Par son rôle de centrale canadienne de signalement des cas d’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet, Cyberaide.ca est en mesure de déceler les risques auxquels les enfants et les adolescents sont confrontés sur Internet. Si vous avez du mal à suivre l’évolution de la technologie, ces alertes vous apporteront de précieuses informations qui vous aideront à assurer la sécurité de votre famille partout sur Internet.

Abonnez-vous aux alertes Cyberaide.ca

Pour recevoir les alertes Cyberaide.ca, inscrivez votre adresse courriel ci-dessous et cliquez sur « Soumettre » : un message de validation sera envoyé à cette adresse. Ce message contiendra un lien sur lequel vous devrez cliquer pour terminer la procédure d’inscription.

Les alertes Cyberaide.ca sont envoyées par le Centre canadien de protection de l’enfance inc. Vous pouvez demander à tout moment que ces alertes cessent de vous être envoyées (Nous joindre).

Alertes Cyberaide.ca précédentes :

  • Les écoles étant fermées à cause de la COVID-19, les enfants qui sont à la maison auront probablement plus de temps pour Internet. Le Centre canadien de protection de l’enfance, à travers son programme Cyberaide.ca, appelle les familles à parler de sécurité en ligne et à se donner des moyens de veiller au bien-être numérique de chacun.

    Ce que tout parent doit savoir

    • Votre enfant voudra peut-être passer plus de temps à communiquer avec ses amis sur des plateformes de diffusion en direct ou de conversation vidéo. Expliquez à votre enfant qu’une capture d’écran ou une séquence tirée d’une diffusion en direct ou d’une conversation vidéo peut être utilisée contre lui (même par des gens qu’il connaît) pour le mettre dans l’embarras ou lui faire du tort. Certaines applis et les plateformes de diffusion en direct sont dotées de fonctions permettant à quiconque d’envoyer des messages privés à votre enfant. Pour en savoir plus sur les risques de la diffusion en direct et les moyens de protéger votre enfant, visitez ParentsCyberAvertis.ca/direct.
    • Les jeux en ligne sont un autre moyen pour votre enfant de communiquer avec ses amis et de passer le temps. Comme les plateformes de diffusion en direct, les plateformes de jeu sont des endroits où votre enfant pourrait recevoir des demandes de conversation ou des messages privés venant de personnes qu’il ne connaît pas dans la vraie vie. Par exemple, Cyberaide.ca a publié une alerte au sujet du populaire jeu en ligne multijoueur Roblox après avoir reçu des signalements de demandes de rencontre en personne ou de messages suggestifs envoyés à des joueurs de moins de 12 ans. Pour en savoir davantage sur les précautions à prendre avec les jeux en ligne, lisez l’article Déjouer le danger sur ParentsCyberAvertis.ca.
    • TikTok est une appli extrêmement populaire auprès des préados et des ados, qui auront peut-être envie de passer plus de temps à créer et à publier du contenu. Les ados sont parfois tentés de prendre des risques ou de poser des gestes explicites pour gagner des abonnés ou recueillir des mentions j’aime pour une vidéo. Ils pourraient être encore plus tentés de le faire dans le contexte de défis lancés par TikTok ou par la communauté. La plupart de ces défis relèvent de tendances virales futiles ou d’opérations de marketing, mais certains peuvent s’avérer dangereux. Pour vous renseigner sur TikTok et les précautions à prendre pour les préados et les ados, lisez notre article Coup d’œil sur TikTok.
    • Ces deux dernières années, les analystes de Cyberaide.ca ont traité 600 signalements de leurre où des adultes ont communiqué électroniquement avec des enfants à des fins sexuelles par l’entremise d’applis et de services comme Facebook/Messenger, Instagram, Snapchat et KIK, des jeux en ligne, etc. Pour vous renseigner sur les tactiques utilisées par les abuseurs pour amadouer des enfants sur Internet, cliquez cyberaide.ca/conditionnement.

    Conseils aux parents

    1. Parlez souvent de sécurité en ligne avec votre enfant. Prenez soin de discuter des jeux en ligne auxquels ils jouent, des applis qu’ils utilisent et des personnes avec qui ils communiquent. Vous trouverez des amorces de conversation âge par âge sur le site ParentsCyberAvertis.ca.
    2. Expliquez à votre enfant que vous exercerez un droit de regard sur ses activités en ligne et établissez ensemble des règles entourant les textos, les médias sociaux, la diffusion en direct et les jeux (avec qui? sur quelles applis? etc.).
    3. Familiarisez-vous avec les contrôles parentaux sur les ordinateurs, téléphones et tablettes ou revérifiez-les. Certains appareils permettent aux parents d’activer des restrictions applicables à certaines applis et fonctions de l’appareil ainsi qu’à des sites de médias sociaux et à des contenus en ligne.
    4. Si votre enfant est plutôt jeune, aidez-le à créer son nom d’utilisateur, son mot de passe et son profil, et veillez à rendre son profil privé. S’il s’agit d’un préado ou d’un ado, assurez-vous de connaître le nom d’utilisateur ou le pseudonyme ainsi que le mot de passe et l’adresse courriel qu’il utilise pour se connecter à ses applis, jeux et comptes de médias sociaux.
    5. Aidez votre préado ou votre ado à régler les paramètres de confidentialité de ses applis, jeux et comptes de médias sociaux. Avec un compte privé, l’utilisateur peut accepter ou refuser des abonnés ou des demandes d’amitié, décider qui peut voir ses vidéos et limiter les messages entrants à ses abonnés ou amis. Mettez-vous d’accord sur les personnes que votre préado peut accepter comme abonnés ou amis.
    6. Dites à votre enfant que si, pendant une interaction en ligne, quelque chose ou quelqu’un le met mal à l’aise, il peut vous en parler sans craindre de se faire priver d’Internet ou d’avoir des ennuis. Rappelez-lui que sa sécurité vous importe plus que tout.
    7. Si vous voyez, lisez ou entendez quoi que ce soit de sexuel envers votre enfant venant d’un internaute adulte, faites un signalement à Cyberaide.ca.

    Et n’oubliez pas qu’aucun filtre ni contrôle de sécurité ne saurait remplacer l’encadrement parental et la communication.

    Cliquez ParentsCyberAvertis.ca pour vous renseigner sur les intérêts des jeunes internautes, les dangers potentiels et les façons d’aborder la sécurité en ligne avec votre enfant, quel que soit son âge.

  • Le Centre canadien de protection de l’enfance, par l’entremise de son programme Cyberaide.ca, met les parents en garde contre l’application de vidéo en direct Cake et ses dangers pour les adolescents après avoir pris conscience récemment des particularités de cette application et de son caractère hautement sexuel.

    Quel est le problème?

    1. Le contenu de cette application est avant tout sexuel

      Moins de 12 heures après la création d’un compte, nous avons reçu quatre messages non sollicités à caractère sexuel, dont une vidéo sexuellement explicite d’un utilisateur masculin. L’application présente une « Hot List » et une section « Top Cakers » où les 10 premières photos de profil montrent uniquement des filles représentées le plus souvent dans des poses provocantes. Notre photo de profil n’avait RIEN de suggestif.

    2. Les ados peuvent communiquer et partager des vidéos avec n’importe qui, s’exposant davantage à la sextorsion

      Cake encourage les utilisateurs à établir des communications vidéo privées avec des inconnus choisis au hasard. Les utilisateurs peuvent aussi entrer dans des espaces de clavardage privé ou des espaces de diffusion publique. Cela offre la possibilité de communiquer avec des jeunes et de les manipuler petit à petit pour les amener à partager des photos ou des vidéos intimes, de sorte que les interlocuteurs de votre ado pourraient prendre des captures d’écrans ou de séquences vidéo de lui à son insu.

    3. L’appât du gain peut inciter les ados à prendre des risques devant la caméra

      Pour encourager les utilisateurs à diffuser en direct et à communiquer en vidéo avec de nouvelles personnes, l’application les récompense avec des « diamants » convertibles en valeur monétaire. Les utilisateurs peuvent également obtenir des « diamants » en se pliant aux demandes des utilisateurs qui les regardent en direct. Cela peut encourager des ados à prendre des risques, comme parler à des gens qu’ils ne connaissent pas et qui pourraient en venir à leur faire des demandes d’ordre sexuel.

    4. L’absence de contrôle d’âge permet à de jeunes enfants d’utiliser Cake

      L’application Cake s’adresse en principe aux 13 ans et plus, mais cette règle (enfouie dans les Conditions d’utilisation) n’est pas appliquée, même lorsqu’un nouvel utilisateur entre une date de naissance indiquant qu’il a moins de 13 ans.

    Conseils aux parents

    1. Tout enfant de moins de 13 ans ne devrait JAMAIS utiliser Cake. Le caractère hautement sexuel de cette application invite par ailleurs à se demander pourquoi les jeunes devraient l’utiliser. Discutez avec votre ado de la possibilité d’utiliser une application plus convenable pour faire de la vidéo en direct avec ses amis.
    2. Parlez avec votre ado des risques de la diffusion en direct, et notamment du fait que n’importe qui pourrait prendre des captures d’écrans ou de séquences vidéo de lui à son insu.
    3. Encouragez votre ado à vous parler des situations bizarres ou désagréables qu’il rencontre. Insistez sur le fait que même s’il a commis une erreur, il pourra toujours vous demander de l’aide; il ne sera jamais trop tard.
    4. Si votre ado utilise Cake malgré tout, vérifiez avec lui les paramètres de sécurité et de confidentialité de l’application et prenez ces mesures :
      • Touchez « Découvrir » dans le coin inférieur droit de l’écran, puis l’icône des paramètres dans le coin supérieur droit.
      • Sous « Profil visible », sélectionnez « Hidden » pour que votre ado ne soit pas visible par tous les utilisateurs.
      • Sous « Private Call », sélectionnez « Not Accept » pour que votre ado ne puisse pas recevoir d’appels d’utilisateurs inconnus.
    5. Vérifiez les listes « Amis », « Fans » et « Suivre ». Demandez à votre ado s’il connaît chacune de ces personnes dans la vraie vie et dites-lui de supprimer les autres.

    Que faire si mon enfant se fait sextorquer?

    Les applications de vidéo en direct qui mettent les ados en contact avec des inconnus sont propices à la sextorsion. Si vous pensez que votre enfant se fait sextorquer, Cyberaide.ca vous aidera.

  • Le Centre canadien de protection de l’enfance met les parents en garde contre une nouvelle application de messagerie anonyme appelée Sarahah, qui se classe en ce moment parmi les applications les plus téléchargées sur l’App Store.

    Pourquoi faut-il s’en inquiéter?

    Créée à la base pour permettre aux utilisateurs de recevoir des « critiques constructives » de la part de leurs collègues et amis, Sarahah est vite devenue une plateforme propice à la cyberintimidation et au harcèlement.

    Conseils aux parents

    Le Centre canadien de protection de l’enfance offre aux parents les conseils suivants :

    • Parlez à vos ados des problèmes qu’une telle appli de messagerie anonyme peut causer et invitez-les à utiliser cette appli avec modération.
    • Si vos ados utilisent cette appli, assurez-vous qu’ils la paramètrent de manière à ne pas apparaître dans les résultats de recherche. Pour ce faire, il faut toucher l’icône de la personne dans le coin inférieur droit de l’écran, puis la route dentée (réglages) dans le coin supérieur droit. Sous Privacy, il faut ensuite désactiver les options Appear in Search et Receive messages from non-registered users.
    • Examinez l’appli pour vous assurer que vos enfants sont assez grands pour s’en servir. Sur l’App Store, il est écrit qu’il fait être âgé d’au moins 17 ans pour télécharger Sarahah.

    Pour de plus amples informations sur la protection des jeunes dans l’espace numérique, consultez cette page du site de Cyberaide.ca.

  • Le Centre canadien de protection de l’enfance, par l’entremise de son programme Cyberaide.ca, met les parents en garde contre une nouvelle fonction de géolocalisation offerte par Snapchat, une appli qui permet d’envoyer des photos, des vidéos et des messages qui disparaîtront au bout d’un délai fixé par l’envoyeur. Snapchat est extrêmement populaire auprès des ados et compte plus d’utilisateurs que Twitter.

    Pourquoi faut-il s’en inquiéter?

    Lorsque les services de localisation sont activés, Snap Map indique la position de l’utilisateur sur une carte en y affichant son personnage bitmoji ou, à défaut, une figure ombragée. Cette option permet à un groupe d’amis présents au même événement ou au même endroit de partager une histoire (ou story) réunissant à la fois des photos et des vidéos prises avec Snapchat, ou à un utilisateur de voir où se trouvent ses amis. Il revient à l’utilisateur de déterminer qui peut voir sa position – tous ses amis, certains amis seulement ou personne (mode fantôme). On peut faire un zoom arrière jusqu’à voir la planète entière et un zoom avant jusqu’à voir le nom des rues, les parcs et d’autres lieux connus.

    On s’expose à des risques tangibles lorsqu’on permet à autrui de suivre ses déplacements au quotidien et de voir, par exemple, l’école que l’on fréquente, le chemin que l’on prend tous les jours et le lieu où l’on habite. Il faut savoir que cette fonction est active en permanence et que la position de l’utilisateur est actualisée chaque fois qu’il ouvre l’appli et non pas seulement lorsqu’il ajoute quelque chose à sa story.

    Conseils aux parents

    Points à discuter avec votre enfant :

    • Le « mode fantôme », une fois activé, ne révèlera pas la position de l’utilisateur (son personnage bitmoji n’apparaîtra pas sur la carte).
    • Les « amis » de votre enfant sur Snapchat (comme sur tous les autres médias sociaux) doivent être des personnes qu’il a déjà rencontrées en vrai.

    Partagez ces précieux conseils avec d’autres parents et invitez-les à s’abonner aux Alertes Cyberaide.ca.

  • Le Centre canadien de protection de l’enfance (CCPE) veut informer les parents des inquiétudes que soulève une plateforme de jeu populaire appelée Roblox. Roblox est un environnement de jeu généré par les utilisateurs où les enfants sont encouragés à créer des aventures avec leur avatar, à jouer à des jeux et à se mettre en contact avec des amis. Cet environnement multijoueurs compterait plus de 44 millions d’utilisateurs actifs.

    Le programme Cyberaide.ca du CCPE a reçu des signalements concernant l’envoi de demandes de rencontre en personne et de messages suggestifs à des enfants de moins de 12 ans dans Roblox. Les parents doivent faire preuve de vigilance à l’égard des applis et des sites dotés de fonctions de clavardage.

    Il est facile au moyen de ces fonctions d’exposer des enfants à des conversations inappropriées ou de les diriger vers des contenus inappropriés sur d’autres sites. Avant de laisser votre enfant jouer à un jeu, commencez par l’examiner par vous-même. Le jeu comporte-t-il des fonctions de clavardage? Est-ce possible de désactiver ces fonctions? Y a-t-il d’autres fonctions qui peuvent être activées ou désactivées par souci de sécurité? Le jeu offre-t-il un moyen facile de signaler des activités inappropriées? Quand vous cherchez de l’information en ligne sur l’appli ou le jeu, trouvez-vous des articles de presse faisant état de risques pour la sécurité des enfants?

    Nous rappelons aux parents qu’il est important de dire aux enfants :

    • de vous consulter avant d’utiliser une nouvelle appli ou un nouveau jeu ou de communiquer des informations par Internet (un enfant de moins de 12 ans doit toujours être surveillé par un parent ou un adulte de confiance dans ses interactions avec d’autres internautes);
    • de ne jamais répondre à des messages ni cliquer sur des liens venant de personnes qu’ils ne connaissent pas;
    • de vous prévenir (sans craindre de s’exposer à des conséquences) si quelque chose ou quelqu’un les met mal à l’aise dans un jeu en ligne;
    • de vous demander la permission avant d’accepter de poursuivre la conversation avec un autre joueur sur une plateforme externe de clavardage ou de vidéobavardage.

    Partagez ces précieux conseils avec d’autres parents et invitez-les à s’abonner aux Alertes Cyberaide.ca.

  • Le Centre canadien de protection de l'enfance (CCPE) veut sensibiliser les parents aux inquiétudes soulevées par la populaire appli mobile Live.me, que les jeunes utilisent pour faire de la vidéodiffusion en direct. Cette appli permet aux utilisateurs de diffuser des vidéos en direct et de recevoir des « pourboires » lorsqu'ils font certaines choses durant la diffusion. Ces « pourboires » prennent la forme de « pièces d'or » échangeables contre de l'argent. Les utilisateurs ont ensuite la possibilité d'effacer l'enregistrement ou de le publier sur leur profil. Il n'y a par ailleurs aucun âge minimal pour créer un compte.

    Naturellement, cette appli attire des jeunes qui ne saisissent pas nécessairement les risques auxquels ils s'exposent lorsqu'ils enregistrent et diffusent des vidéos à caractère sexuel ou lorsqu'ils se livrent à des activités sexuelles en direct à la caméra. Ils doivent comprendre que toute personne qui les regarde en direct peut capturer des images ou des séquences vidéo d'eux pendant qu'ils se livrent à de telles activités, et ce, à leur insu.

    À plusieurs reprises, le programme Cyberaide.ca a constaté que les utilisateurs de l'appli Live.me se servaient aussi d'autres applis de vidéodiffusion en direct ou de médias sociaux (YouNow, Periscope, Musical.ly, etc.) pour augmenter leur nombre d'abonnés. Les parents doivent bien comprendre que les jeunes qui utilisent ces applis s'exposent à des risques différents selon les possibilités offertes par chaque appli.

    Le CCPE suggère fortement aux parents de prendre en considération ce qui suit lorsqu'ils permettent à leur enfant d'utiliser un appareil mobile personnel :

    • Discutez avec votre enfant des risques auxquels il s'expose en se soumettant aux demandes d'autres utilisateurs et en communiquant en ligne avec des personnes qu'il ne connaît pas dans la vraie vie.
    • Assurez-vous de maintenir un dialogue ouvert sur cette question.
    • Vérifiez les applis et essayez-les avant de laisser votre enfant les télécharger sur son appareil personnel.
    • Assurez-vous que les applis que votre enfant utilise conviennent pour son âge.
    • Rappelez constamment à votre enfant de vous faire part de toute inquiétude qu'il pourrait avoir.
    • Faites bien comprendre à votre enfant que vous serez toujours là pour l'aider à surmonter tout problème auquel il pourrait être confronté tant sur Internet que dans la vraie vie.

    Pour de plus amples informations sur les risques auxquels les jeunes s'exposent lorsqu'ils utilisent des applications de vidéos en direct, consultez notre brochure intitulée Comment protéger votre ado contre l'exploitation sexuelle sur Internet ainsi que nos fiches de prévention sur les applis l'extorsion sur Internet.

  • Le Centre canadien de protection de l’enfance appelle les parents et les adolescents à faire preuve de vigilance à l’égard des offres d’emploi reçues via Internet. Ce mois-ci, Cyberaide.ca a été informée à quelques reprises que des individus utilisaient des raisons sociales légitimes pour leurrer des adolescents dans le but de les exploiter. Ces individus contactent des ados sur les médias sociaux en se faisant passer pour des représentants d’entreprises légitimes et leur offrent des emplois de mannequins et autres. Cyberaide.ca est également au fait de situations où des ados ayant répondu à des offres d’emploi sur Internet ont reçu des sollicitations sexuelles dans leurs communications subséquentes avec le prétendu employeur.

    Cyberaide.ca encourage fortement les parents et les ados à prendre les mesures nécessaires pour vérifier la légitimité des offres d’emploi sur Internet. Voici des rappels importants à faire aux ados :

    • Demandez l’avis d’un parent ou d’un tuteur avant de répondre à une offre d’emploi sur Internet. Le regard d’une autre personne est souvent utile pour juger de la légitimité d’une offre.
    • Prenez le temps de vérifier l’information présentée. Ne vous fiez pas seulement aux prétentions de votre interlocuteur; faites vos propres recherches sur l’entreprise en question. Vérifiez que votre interlocuteur travaille bel et bien pour cette entreprise. Contactez l’entreprise au numéro de téléphone ou à l’adresse courriel figurant sur son site officiel, plutôt qu’aux coordonnées (téléphone, adresse courriel ou autre) fournies par votre interlocuteur.
    • Fiez-vous à votre instinct : Si quelque chose vous paraît bizarre ou douteux, prêtez attention à ce signal d’avertissement. Notre corps sait nous mettre en garde contre les dangers.

    Pour d’autres points à discuter avec votre ado concernant l’identification des risques d’exploitation sur Internet, cliquez https://www.cyberaide.ca/pdfs/C3P_SafetySheet_OnlineLuring_fr.pdf.

  • Le Centre canadien de protection de l'enfance, à travers son programme Cyberaide.ca, met en garde contre une nouvelle tactique employée par des individus qui cherchent à extorquer de l'argent ou des images à caractère sexuel aux jeunes internautes. Cyberaide.ca a reçu de nombreux signalements dans la dernière année relativement à des cas de sextorsion, où des individus enregistrent secrètement des ados pendant qu'ils s'exhibent sur des plateformes de vidéo en direct et utilisent ensuite les images pour leur extorquer de l’argent en les menaçant de les diffuser. Les auteurs de ces infractions utilisent de plus en plus souvent une nouvelle tactique consistant à impliquer le réseau social de leurs victimes. C'est ainsi qu'ils communiquent avec les amis de leurs victimes, leur montrent la photo ou la vidéo de celui ou celle qu’ils ont piégé et leur demandent de leur envoyer à leur tour des images à caractère sexuel d’eux-mêmes, sans quoi ils diffuseront les images de leur ami ou amie. Cette tactique permettrait vraisemblablement d'extorquer de l'argent à un plus grand nombre d'ados. Selon les signalements transmis à Cyberaide.ca, les sommes demandées vont de 200 $ à 1 000 $.

    Le Centre canadien de protection de l'enfance encourage fortement les parents à discuter régulièrement de sécurité internet avec leurs ados. On vous suggère d'expliquer clairement à vos enfants qu'il est important de briser le silence s'ils sont confrontés à une situation inquiétante sur Internet ou si leurs amis se retrouvent dans pareille situation. Insistez aussi sur l'importance de ne jamais céder à des menaces, car cela ne pourrait qu'empirer les choses. Il est aussi important d'expliquer à vos ados les risques auxquels ils s'exposent lorsqu'ils acceptent de se livrer à des actes sexuels sur des plateformes de vidéo en direct. Nous encourageons fortement les parents à prendre le temps de se renseigner sur les mesures à prendre pour mieux protéger leurs ados sur Internet en visitant le www.cyberaide.ca/app/fr/internet_safety-for_youth.

  • Le Centre canadien de protection de l’enfance met les parents en garde contre les tentatives d'extorsion d'argent dont les jeunes Canadiens font de plus en plus l'objet. Cyberaide.ca, la centrale canadienne de signalement des cas d’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet, reçoit depuis quelques semaines un nombre inquiétant de signalements venant d’adolescents en difficulté après avoir eu des communications vidéo avec des adultes se faisant passer pour des adolescents. Ces malfaiteurs sévissent sur des services de vidéo en direct, où ils enregistrent secrètement des ados en train de s’exhiber pour ensuite les menacer de diffuser ce contenu sexuel s’ils refusent de leur verser de l’argent (souvent des centaines de dollars).

    Les adolescents sont souvent bien conscients des dangers liés à la prise et à la transmission de photos et de vidéos à caractère sexuel, mais ils ne sont pas toujours aussi conscients des risques associés à la vidéo en direct. Or, il s’avère relativement facile, pendant que des images défilent en direct, de capturer une image fixe ou une séquence vidéo d’une personne en train de s’exhiber, et ce, à l’insu de cette dernière.

    Nous recommandons aux parents de discuter régulièrement et ouvertement de cette question avec leur ado et de l’encourager à leur demander de l’aide dans pareille situation. Il est en outre important de dire aux ados de ne jamais céder à des menaces, car cela ne fait le plus souvent que compliquer les choses encore davantage. Nous encourageons fortement les parents à se renseigner sur les façons de mieux protéger leur ado sur Internet en consultant le www.AidezMoiSVP.ca et la section Sécurité Internet du site Cyberaide.ca.

  • Le Centre canadien de protection de l’enfance met en garde contre Ask.fm : un site de questions-réponses anonymes qui gagne en popularité auprès des jeunes Canadiens et Canadiennes. Le programme Cyberaide.ca (la centrale canadienne de signalement des cas d’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet) du Centre canadien a reçu récemment de la part du public des signalements très inquiétants concernant l’exposition et la participation des préadolescents et des adolescents à des campagnes de dénigrement, de cyberintimidation, de menaces et de harcèlement à caractère sexuellement explicite sur ce site très populaire.

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