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Dernière alerte

Une violence qui s’exerce à l’abri des regards : Les messageries privées sont un grand vecteur de cyberviolence sexuelle contre les ados


On s’imagine souvent à tort que la cyberviolence contre les enfants ne survient que dans les coins sombres d’Internet. La réalité, c’est que la plupart des incidents se produisent sur des plateformes de médias sociaux grand public que nos ados utilisent par millions tous les jours.

Au Canada, environ 9 victimes adolescentes sur 10 déclarent avoir subi de la cyberviolence sexuelle dans des environnements de messagerie privée, selon une récente enquête du Centre canadien de protection de l’enfance (CCPE).

Les résultats de cette enquête, menée auprès d’un échantillon national représentatif de près de 1300 victimes de cyberviolence sexuelle âgées de 13 à 17 ans, soulignent une fois de plus la difficulté pour les parents de veiller sur leurs enfants quand les problèmes, souvent, surviennent à l’abri des regards.

Quels genres d’incidents subissent les ados?

Parmi les formes de cyberviolence sexuelle les plus citées par les victimes adolescentes, mentionnons :

  • Propos sexuels non désirés : Près de 4 victimes adolescentes sur 5 (79 %) ont reçu de façon impromptue des questions à caractère sexuel ou des remarques sexuellement explicites.
  • Images sexuelles non sollicitées : Plus de la moitié des victimes adolescentes (52 %) ont reçu des images sexuelles qu’elles n’avaient jamais demandées.
  • Pressions pour envoyer des images sexuelles : Plus de 2 victimes adolescentes sur 5 (44 %) ont subi des pressions pour envoyer à quelqu’un des images sexuelles d’elles-mêmes.

Quelle que soit la forme de cyberviolence subie, les victimes adolescentes font état de sentiments de honte, de peur et de confusion ainsi que de pression à garder le silence, craignant que des adultes ne leur fassent des reproches ou ne les punissent s’ils apprenaient ce qui s’est passé.

Où surviennent les incidents?

Snapchat est la plateforme la plus souvent citée par les victimes adolescentes (39 %). Viennent ensuite InstagramMD (20 %) et FacebookMD (20 %).

Il est faux de penser que les ados se font harceler principalement sur des sites marginaux peu connus : c’est souvent sur leurs applis de messagerie privée et sur des plateformes de médias sociaux grand public que les incidents se produisent.

Comment protéger votre ado sur Internet?

Les parents sont la première ligne de défense. Voici quelques mesures à envisager :

  • Créez un précédent : Instaurez une règle familiale vous permettant d’exercer un droit de regard sur les applis que votre ado se procure, les utilisateurs figurant sur sa liste de contacts et, à l’occasion, les messages qu’il reçoit.
  • Vérifiez les paramètres de confidentialité avec votre ado : Examinez les paramètres de confidentialité ensemble pour vous familiariser avec la plateforme et décider qui peut contacter votre ado, le taguer et l’ajouter à des conversations.
  • Posez des questions : Demandez à votre ado de vous parler de ce qu’il reçoit et de ce qu’il voit.
  • Rassurez votre ado : Rappelez-lui qu’il peut toujours s’adresser à vous ou à un autre adulte de confiance s’il ne se sent menacé ou mal à l’aise sur Internet.

Les renseignements fournis dans ce texte n’ont d’autre but que d’informer le lecteur et ne sauraient être considérés comme des conseils de nature juridique ou autre. Il revient au lecteur d’évaluer le contenu en fonction de sa propre réalité et de tous les facteurs en cause. Toutes les marques citées appartiennent à leurs détenteurs respectifs. Dernière mise à jour : Décembre 2025. La collecte des données pour l’étude du Centre canadien de protection de l’enfance (CCPE) a été réalisée durant la période du 29 avril au 20 mai 2025. L’interprétation des résultats de l’enquête a été entièrement réalisée en interne par le personnel du CCPE. Sauf erreurs et omissions. Les mentions d’entreprises spécifiques dans les résultats reflètent les expériences rapportées par les victimes qui ont participé à l’enquête; d’autres ados pourraient avoir vécu des expériences différentes avec les mêmes entreprises.


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